Back to Top
 

A la conquête du brevet fédéral...

Le défi du brevet fédéral...

C'est en Octobre 2016 que Martin, mon acolyte durant notre formation, me demande si je suis motivée à passer le brevet fédéral de conseillère en image ? Après réflexion, je décide de m'y inscrire… Vous vous demandez pourquoi ? C'est simple, j'ai suivis plusieurs formations dans plusieurs domaines sans jamais vraiment aller au bout des choses… Alors c'est l'opportunité d'achever cette formation.

Avec Martin, nous relevons le défi et envoyons notre inscription début novembre… Il faut quatre candidats minimum pour que l'examen ait lieu, nous recevons donc la confirmation en début janvier. Les dates fatidiques seront le 10 et 11 avril 2017.

Ni une ni deux, on prévoit des jours de révisions à deux, puis nous proposons aux deux autres romandes inscrites de se joindre à nous ! On lance un Doodle pour prévoir quelques dates, les révisions sont lancées !

Me voilà déjà stressée, car en tant que maman, entrepreneuse et employée à temps partiel ma vie est déjà bien remplie et il faut que j'ajoute dans mon agenda des plages de révisions… Remplie de motivation, je décide de consacrer tous les soirs de 20h00 à 21h00 à la réalisation de mes résumés en plus de quelques samedis…

L'organisation, c'était en théorie, car la pratique ne s'est pas passée exactement comme prévue. Bon je l'avoue j'ai eu un petit manque d'assiduité. Quand vous rentrez du travail et que la journée était chargée, que vous récupérez votre fils de 15mois qui est plein d'énergie et que vous avez le repas du soir et du lendemain à faire ainsi que le bain à donner à votre bonhomme, et bien, même avec un mari adorable et impliqué il vous arrive d'être épuisée et de sauter la partie révision du planning…

En bref trois mois c'est court pour revoir l'entier de mes deux classeurs de formation, sachant que j'ai terminé ma formation en mars 2015 et que durant celle-ci, il m'est arrivé de préférer plaisanter sur les tissus avec mon compère au lieu d'écouter… Car oui mon cerveau était resté sur la phrase « Ce cours ne fait pas partie du diplôme ! » Mais à ma décharge, j'ai gagné une belle amitié…

En janvier, je décide de terminer mon dossier dans la semaine afin de l'envoyer à quelques personnes pour les corrections. Les réseaux sociaux nous aident passablement dans certaines recherches. Il me fallait trouver rapidement des personnes bonnes en rédaction, en orthographe et en syntaxe. Après une annonce sur plusieurs groupes, je suis contactée par quelques personnes que je connais et d'autre que je ne connais pas et qui m'offrent gracieusement de leurs temps pour m'aider. Comme quoi, il y a encore des gens bons et bienveillants…

Nous voilà à quelques jours du brevet mes résumés sont terminés et je passe tout mon temps libre à les relire, la pression monte… Un conseil de Zoé était de dormir à Berne pour éviter le stress de la circulation qui vient s'ajouter à tout le reste. Une collègue à Martin accepte de m'héberger pour les deux nuits, encore une personne adorable. J'arrive le dimanche à Berne, très reposée, non c'est une blague, mon fils n'a pas dormis du week-end car il est malade… adieu les derniers jours révisions de prévus ! Bref je passe mon dimanche soir la tête dans mes résumés jusqu'à pas d'heure, car avec la pression des examens, son complice l'insomnie a frappé à ma porte.

Lundi le réveil sonne, je ne dormais déjà plus je saute hors du lit pour me préparer, Martin vient me chercher on rejoint les autres participantes…

On nous explique le déroulement des deux jours, autant vous dire qu'on analyse le planning avec précision. On est plus ou moins en duo, quand deux sont aux écris les autres sont à la pratique.

Je rencontre mes premières expertes lors de l'analyse pratique, un duo très sympa et très souriant qui me met à l'aise. Je me sens bien et me lance assurément, mais un détail me trouble : mon modèle est de langue maternelle allemande et je dois parfois expliquer certains mots. Toutefois, cela ne m'empêche pas de me sentir à l'aise et de plaisanter avec lui.

Pour tous les écris, je me sens stressée, ce qui me fait douter de beaucoup mais je remplis tout, voilà qui est essentiel et déjà rassurant…

Rencontre avec le deuxième duo d'expertes, et là je ne rigole plus. Elles paraissent beaucoup plus sévères et se parlent souvent durant mon analyse style femme, ce qui me déstabilise… est-ce en bien ? En mauvais ? que disent-elles ?

J'essaie de faire abstraction afin de me concentrer sur mon modèle, une femme plutôt âgée mais qui a un beau visage. Elle est gentille et je me sens en confiance…

1ère journée bien remplie je suis mitigées mais ne faisons pas de plan sur la comète. Le soir on décompresse, avec Martin on décide de débriefer autour d'une pizza et d'une bière, on l'a bien méritée ! Il a eu les mêmes ressentis que moi sur les expertes et appréhende le lendemain…

2ème et dernière journée d'examen… il fait sombre aujourd'hui et nous commençons avec l'analyse couleurs. Vous ai-je dit que les salles d'examens sont des salles de cours avec des tables en bois et surchargé de mobilier et d'affichage ? C'est donc pas le cadre idéal pour un conseiller en image, mais en tant que professionnel on essaie de s'adapter. C'est l'examen que je redoute le plus…

J'arrive, je rencontre mon modèle, une jeune femme aux cheveux blonds foncés et à la peau recouverte de points de rousseurs. Plutôt difficile au premier regard, la pression monte… je prépare mes affaires et me concentre, me voilà prête. Je commence. La jeune femme m'interromps et me dit qu'elle parle peu français qu'il faut que je m'exprime plus lentement. Sérieusement, à ce moment-là, je me suis sentie désœuvrée. Comment lui expliquer ce que je vois si elle ne comprend pas ce que je dis ?? J'ai la boule au ventre, je me sens pas très bien et je ne vois plus rien, je passe les ovales, j'essaie de lui montrer ce que je vois mais on ne se comprend pas. Je suis interrompue par les expertes qui me posent des questions - bref ça va mal ! Je me ressaisie, je ferme les yeux quelques secondes et essaie de retrouver ma confiance… ça marche, en rouvrant les yeux je me sens plus calme et je commence à voir les effets des couleurs sur mon modèle.

Puis vient le moment du maquillage, on voit les modèles, des personnes plutôt jeunes, sauf une, la petite dame de l'analyse style était là! Je me dis que la plus âgée sera le make-up le plus difficile, j'espère que ce ne sera pas moi. Et devinez quoi ? "Mme Cantin, votre modèle est ici!", je tente une esquive mais non j'ai la petite dame… Je me suis surprise moi-même car on crée une petite complicité. Elle se sent détendue et à presque envie de s'endormir, je le notifie à mon experte qu'elle peut m'ajouter des points car oui plaisanter me permet de me détendre… A la fin du make-up, elle est ravie, c'est un maquillage plus chargé qu'habituellement, examen oblige, mais cela lui va tellement bien qu'elle me dit qu'elle pourrait s'y habituer. L'experte me souris et je suis ravie !

Dernière ligne droite la présentation du dossier, je suis préparée, j'embarque avec moi mes images et me mets pas de pression, mon dossier je le connais par cœur !

C'est la fin, il reste à attendre les résultats que nous recevrons courant mai, cela nous parait interminable…

Un courrier de la FSFM dans ma boîte aux lettres... Quel soulagement de lire cette phrase qui commence par : "Nous vous félicitons pour la réussite de vos examens..."

Vous imaginez la joie de l'annoncer à mon mari, aujourd'hui je suis fière de moi, fière d'avoir réussis ce challenge.

Je vais maintenant pouvoir axer mon attention sur le lancement de mon conseil en image auprès des professionnels. Espérons que le brevet m'apportera une certaine crédibilité auprès des sociétés.

Je m'étais dit que le brevet fédéral serait l'aboutissement de ma formation, mais en réalité y a-t-il vraiment une fin à l'apprentissage ?

www.delphinecantin.com

Une journée rencontre avec les membres romands de ...
Attention, et ceci de la part d'une pro...

Articles en relation

 

Commentaires

Pas encore de commentaire
Guest
mercredi 22 novembre 2017