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Une mode déchets

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Le marché des textiles actuel est en grand mouvement. Les matières naturelles conventionnelles ne suffisent plus pour habiller la population mondiale croissante. Le pétrole a une fin, il faut dont trouver des alternatives pour les textiles à base de pétrochimie. Et ceci notamment car la durabilité et l'environnement gagnent en importance. Côté positif, cette évolution est à l'origine d'un grand choix d'innovations surprenantes qui sont en train d'enrichir le marché des textiles.

Textil-Revue2Il y a plusieures évolutions qui se présentent à l'horizon. D'une part, le recyclage des textiles augmente, ce qui permet d'économiser les ressources et de diminuer la quantité de déchêts produits. Depuis un certain temps déjà, certaines qualités de textiles sont triées (notamment le coton, le polyester, et le nylon) pour en reproduire de nouvelles fibres textiles - cette évolution connaît un succès croissant.

L'entreprise textile "Lenzing" vient de présenter une nouvelle innovation. Ils utilisent les déchêts de coton comme matière de base pour en produire une nouvelle génération de fibres Tencel. Autre exemple, il y a des griffes telles que la marque "Mud Jeans" qui tient compte des possibilités de recyclage dès le début, soit dès l'établissement de la collection. Malgré cela il s'avère très complexe de séparer des tissus mélangés tels que des cotons/élasthannes en des matières individuelles, donc que du coton ou que de l'élasthanne. L'entreprise anglaise "Start-up Worn again" est en train de chercher une solution à ce problème et ils sont à la période d'essai.


Beaucoup de créativité et des têtes innovatrices

Textil_RevueUne autre tendance c'est de copier les matières pétrochimiques. Le spécialiste en fibres textiles japonais, l'entreprise "Toray" a inventé un nylon à base de plantes. Son nom est "Next to Nature" et il est a base d'huile de ricin. C'est une plante non comestible, qui pousse surtout sur une terre en jachère et elle est très resistante et ne nécessite que peu d'eau.

tr8Les chercheurs considérent un grand potentiel en utilisant les déchêts de l'agriculture et de la production alimentaire, des feuilles d'ananas ou de la chitine (un produit résiduaire de la pêche de crevettes (dont l'institut de la chimie de textiles et des fibres chimiques à D-Denkendorf fait des recherches) ou la soie de soja, un produit résiduaire lors de la production de graines de soja. Pour la fabrication de textiles en soja, on prépare une bouillie des matières premières, ensuite on presse les fils qui seront filés par la suite.

Textil_Revue3En Allemagne, il faut éliminer 1,9 tonnes de lait par année, un lait qui ne peut pas être commercialisé. La designer et microbiologue Anke Domaske a inventé un procédé, en collaboration avec une entreprise spécialisée en fibres textiles de D-Bremen, pour produire des fibres de lait, économe en ressources et sans additifs chimiques. Cette fibre nommée "QMilk" est entièrement compostable et elle est prête à être lancée sur le marché. Cette fibre est plus légère que le polyester ou le coton. Elle est aussi douce que la soie et son niveau de prix équivaut au prix de la laine.

tr2 La fibre "Econyl" réutilise des déchêts de nylon en provenance des décharges ou des mers du globe, dont la pollution actuelle est un des plus grands problèmes écologique. Dans les mers du Nord, Adriatique et Méditerranée il y a des projets collectifs pour rassembler les filets de pêche. Il y a d'ailleurs un système de récupération "Econyl" pour des textiles usagés et des tapis. Les deux griffes "Jan'n June", des vêtements féminins ainsi que "Kunert", un spécialiste pour collants féminins, vendent déjà les produits "Econyl".

Textil_Revue5L'entreprise "Ananas Anam" vient de lancer sur le marché un cuir d'ananas breveté au nom de „Piñatex". Pour sa fabrication, on utilise les feuilles d'ananas que l'on n'utilise pas lors de la récolte. Au lieu de moisir sur les champs dévastés, elles sont recyclées. Cela permet au paysans d'obtenir un revenu supplémentaire. Les marques "Puma" et "Camper" proposent déjà des chaussures en cuir d'ananas ainsi qu'Ina Koelln, designer en production de sacs. 

Textil_RevueL'entreprise "Platon" de D-Hamburg est prête à proposer des matières synthétiques bio et biodégradables et qui ne concurrencent pas les produits alimentaires. Ils utilisent les déchets de bois en provenance de l'exploitation forestière, de la paille, l'enveloppe du froment ou du riz ou même l'enveloppe de la noix de coco. 

Un tel matériel d'emballage sera lancé sur le marché dans très peu de temps. De plus, il y a actuellement des fibres textiles en polymère PLA qui sont testées. Markus Leicher, le propriétaire de l'entreprise "Daily's Nothing's Better", producteur de vêtements femmes de la griffe "Daily's" et "Trevor's Choice" pour hommes  participe à l'entreprise "Platon Solutions". Les deux sociétés ont pour but de mettre au point des matières douces, à base des dérivés PLA, qui seront en plus antibactérien et anti odeurs. Dans trois ans, la première collection est prévue.

Textil_Revue9En automne/hiver 2017/18, les entreprises "Lanius" et "Kunert" vont lancer une collection de manteaux et de collants durables. Les collants seront le résultat de l'activité innovatrice de la maison "Econyl", ils vont donc provenir de filets de pêches recyclés.

Source : textil-revue 2/2017, traduction Zoë Bee www.textil-revue.ch

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Guest
lundi 20 novembre 2017